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Le 2 janvier 2026, des chercheurs en cybersécurité de la firme Koi Security ont publié une alerte importante après avoir identifié une vaste campagne malveillante de collecte de données via des extensions de navigateur. Cette opération, nommée Zoom Stealer, affecte principalement Google Chrome, Mozilla Firefox et Microsoft Edge, et cible les utilisateurs de plateformes de visioconférence comme Zoom, Microsoft Teams et Google Meet.
Les extensions, bien que présentées comme légitimes et utiles (par exemple des outils de capture audio ou de téléchargement vidéo), demandent des permissions étendues et permettent d’extraire des informations liées aux réunions dès que l’utilisateur interagit avec des pages d’inscription ou des interfaces de visioconférence.
Les extensions malveillantes fonctionnent sous couvert de fonctionnalités réelles mais intègrent du code de collecte de données qui s’active en arrière‑plan. Elles capturent notamment :
Toutes ces données sont ensuite transmises via des connexions WebSocket vers une infrastructure contrôlée par les cybercriminels, permettant une utilisation en temps réel ou ultérieure.
La campagne Zoom Stealer est reliée à un groupe de cybercriminels appelé DarkSpectre, déjà impliqué dans d’autres campagnes d’extensions malveillantes comme ShadyPanda et GhostPoster. Ces opérations cumulées auraient touché environ 8,8 millions d’utilisateurs sur plusieurs années.
Selon les experts, l’objectif a évolué d’un vol de données consommateurs vers une infrastructure d’espionnage corporate, focalisée sur le renseignement d’affaires. L’accès à des informations de réunion peut faciliter des attaques de social engineering, des usurpations d’identité et des intrusions dans des appels confidentiels.
L’impact de cette cybermenace va au‑delà du simple vol de données personnelles ou d’accès à des réunions publiques. Pour les organisations, les risques incluent :
La sophistication de cette campagne démontre comment des vecteurs d’apparence bénins peuvent servir à de vraies opérations de renseignement cybercriminel.
Face à cette menace, plusieurs bonnes pratiques sont essentielles pour réduire les risques :
Pour les entreprises, la mise en œuvre de politiques de gestion des extensions et l’intégration de solutions de filtrage avancé sont des étapes prioritaires.
Parce que les données collectées peuvent faciliter l’espionnage interne, les attaques de phishing ciblé et l’accès illégal à des réunions confidentielles.
Liens de réunion, IDs, mots de passe intégrés, métadonnées de session, profils d’intervenants et informations d’entreprise.
Signes typiques : ralentissements inhabituels, nouvelles extensions installées sans votre consentement, ou alertes de sécurité. Une analyse avec un antivirus à jour ou un outil de détection d’extensions malveillantes peut confirmer l’infection.
Oui, mais le principal impact est pour les entreprises. Les particuliers utilisant Zoom, Teams ou Meet peuvent voir leurs données de réunions personnelles exposées si une extension malveillante est installée.